Chez Nanou no 113
- Phrases : un battement des ailes, faire les écogestes parfaitement, en traversant le canal
un acte de grand honneur, porte à tambour, vacarme invraisemblable, surestimer la piste.
- Mots ou expressions : intervenir, louvoyer, nouvelle, monocle, vaguement.
- et/ou Thème : POLICE
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Un battement des ailes de l'oiseau blanc,
comme un acte de grand honneur lui parvint aux oreilles.
C'était majestueux de le voir en liberté volant vers sa destinée,
comme lui en fait...
Il se redressa pour suivre son vol et aussitôt un vacarme invraisemblable se fit entendre.
Il sut à cet instant que quelque chose de pas ordinaire se passait…..
En traversant le canal il savait avoir fait les écogestes parfaitement , il n'était pas inquiet pour cela mais alors pourquoi ce bruit qui résonnait comme une porte à tambour ? Avait- il surestimer la piste à suivre ? Avait-il été trop présomptueux ?
Il avait louvoyer autant qu'il le pouvait, seul sans faire intervenir autrui…….
Le vacarme s'intensifia. Il se retourna.
Il sentait que quelque chose clochait, sans arriver à définir vraiment ..
Il vit la berge tout près, il se rassura vaguement mais il avait tort.
Il avait cru pouvoir passer la frontière de la liberté !!
Mais l'homme au monocle était là ! Il le fixait .
Jean avança plus vite...Plus que quelques mètres et il serait sauvé.
Des hommes le suivaient dans le canal.
La police des frontières, il le savait surveillait ce canal mais normalement pas aujourd'hui, c'était la fête nationale du pays et tous les effectifs seraient occupés mais pas lui, pas l'homme au monocle !
Celui là qui le traquait depuis sa première évasion ratée.
Celui là qui l'avait fait remettre dans le camp. Celui qui voulait sa mort !
Jean, la peur au ventre se mit à courir, battant l'eau de ses jambes aussi fort qu'il le pouvait. Quelques mètres à peine et il était de l'autre côté….
L'homme au monocle ricana, comme pour dire ;
""Jamais tu ne passeras""
Jean ne le regarda plus. Toute sa détermination serait son pouvoir !
Il aurait pu toucher la berge en étirant les bras… Il allait passer……
Il pouvait le faire…. Il pouvait…
Le souffle court, haletant il fournit l'ultime effort……
L'homme au monocle ne ricanait plus.
Aucun de ses hommes ne put rattraper Jean.
Habité par l'espoir de sa liberté, il s'était propulsé sur la rive de la liberté !
Sa toute nouvelle liberté !
Il était en France ! Il était chez lui…
A ce jour il est en vie et raconte dans ses livres la vie dans les camps,
les horreurs vécues et vues…

Des conditions de vie désastreuses, alors la liberté ailleurs.... quel beau cadeau, même si durement arraché.... bises jill
RépondreSupprimerMerci de vos retours..
RépondreSupprimerCa me fait penser aux migrants pas loin de chez nous.
RépondreSupprimerIls sont prêts à tout pour passer en Angleterre et souvent ils y laissent leur vie.
Bonne semaine
Quelle belle mise en scène de cette course pour la survie et la liberté !
RépondreSupprimerOn vibre à chaque battement d'ailes et à chaque foulée dans l'eau.
Merci chère Ghislaine pour ce partage intense et profondément touchant.
Bien amicalement, Marie Sylvie